Au Togo, quand on évoque la noix de coco et les mangroves, une commune revient toujours en premier : Lacs 2. Là, cocotiers et palétuviers ne sont pas de simples arbres. Ils forment le patrimoine, l’identité et la fierté des communautés du littoral. C’est sur cette base que le ministère de l’Environnement veut désormais bâtir la résilience de toute la zone côtière.
Le mardi 21 juillet 2026, à l’hôtel du 2 Février à Lomé, le ministère en charge de l’environnement a réuni les acteurs pour un atelier de concertation autour de la note conceptuelle du projet « Appui à la résilience de la filière coco et valorisation du potentiel des mangroves dans les communes de Lacs 1 et Lacs 2 ». L’ambition est claire : répondre aux chocs climatiques qui frappent de plein fouet les zones côtières, entre érosion des berges et inondations récurrentes.
L’enjeu environnemental est au cœur du dispositif. Les mangroves, véritables remparts verts, jouent un rôle déterminant dans la protection des littoraux. Leurs racines retiennent les sols, freinent l’avancée de la mer et limitent les dégâts des crues. Elles constituent aussi un sanctuaire pour une biodiversité riche : poissons, crabes, oiseaux migrateurs y trouvent refuge et nourriture, assurant l’équilibre écologique de toute la chaîne côtière.
L’exemple le plus parlant se trouve au bord du chenal de Gbaga, affluent du fleuve Mono qui marque la frontière naturelle entre le Togo et le Bénin. De part et d’autre, les mangroves forment un bouclier naturel. Les protéger, c’est donc protéger à la fois les villages, les champs et les écosystèmes aquatiques qui dépendent de ce corridor humide.
Côté filière, le projet ne se limite pas à la conservation. Il prévoit de renforcer la production de coco, de moderniser la transformation et de créer de la valeur ajoutée locale. L’idée est de lier économie et écologie : des cocoteraies plus résilientes et des mangroves mieux gérées pour garantir des revenus durables aux populations, sans épuiser la ressource.
La concertation de Lomé a rassemblé un large éventail d’acteurs. Etaient présents des représentants des chefferies traditionnelles, des CVD cantonaux et des responsables de groupements de femmes, premiers maillons de l’économie locale. Les porteurs du projet annoncent d’ores et déjà l’élargissement de la démarche aux groupements de jeunes, aux pêcheurs et aux personnes handicapées, afin que personne ne soit laissé de côté.
Avec cette initiative, les communes Lacs 1 et Lacs 2 entendent montrer qu’il est possible de faire de l’environnement un levier de développement. Entre cocotiers qui nourrissent et mangroves qui protègent, la commune mise sur ses deux trésors verts pour faire face aux défis climatiques et bâtir un littoral plus solide pour les générations à venir.
Amour SEKOS
Source : Commune Lacs 2
