L’Agence nationale de la météorologie a présenté le 1er septembre à Lomé ses projections pour la période septembre à novembre 2026. Pour le Sud-Togo, l’ANAMET prévoit une pluviométrie jugée normale, avec une tendance excédentaire par endroits. Cette configuration annonce des épisodes de pluies soutenues et fait remonter le risque d’inondations et de ruissellement, d’où un appel immédiat à la vigilance des autorités et des populations.
Informer jusqu’au dernier kilomètre
Premier chantier affiché par Issaou Latifou, directeur général de l’ANAMET : faire descendre l’information climatique jusqu’aux communautés rurales. L’agence veut que les bulletins ne restent pas dans les bureaux. Elle compte sur les médias pour traduire les données scientifiques en messages clairs, adaptés aux réalités locales, et pour accompagner les producteurs dans la lecture des signaux de la saison.
Adapter l’agriculture au calendrier
N’Koyi M’poh, chef de division climatologie, a listé les gestes à poser dès maintenant. Face à une saison courte marquée par des poches sèches, l’ANAMET recommande des cultures à cycle rapide et résistantes au stress hydrique. Elle insiste aussi sur trois leviers : préparer les sols en amont, semer dès les premières pluies utiles, et prévoir une irrigation de complément pour sécuriser les rendements quand les pauses pluvieuses s’installent.
Sécuriser les villes avant les grosses pluies
Le second volet concerne les infrastructures. Avec des sols déjà saturés, les ruissellements pourraient être massifs. L’agence demande aux collectivités d’accélérer le curage des caniveaux, le nettoyage des ouvrages d’assainissement et le pompage préventif des bassins de rétention. L’objectif est simple : limiter les points de blocage avant que l’eau ne force le passage.
Surveiller les cours d’eau, en particulier l’Oti
Sur le plan hydrologique, les écoulements devraient rester globalement normaux sur l’ensemble du territoire. L’ANAMET pointe toutefois une tendance excédentaire dans l’extrême nord-ouest du bassin de l’Oti. Un suivi renforcé y est recommandé, avec une coordination étroite entre services techniques et acteurs de l’eau pour anticiper toute montée inhabituelle.
Tirer les leçons de juin
Les inondations du mois de juin sont encore présentes dans les esprits. Pour l’ANAMET, elles justifient une stratégie en quatre temps : prévoir, informer, décider, agir. La prévention devient ainsi le fil conducteur de l’action publique, avec des prévisions conçues comme une boussole pour les agriculteurs, les mairies et les services techniques.
La petite saison 2026 s’impose donc comme un test grandeur nature. Entre diffusion de l’information, adaptation des pratiques agricoles et entretien des infrastructures, l’ANAMET place la prévention au centre. Le message aux populations est direct : transformer dès aujourd’hui les prévisions en gestes concrets, afin que l’aléa climatique ne se transforme pas en drame.
Amour SEKOS
Source : Impérialactu
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