Elles sont parties excellentes élèves, elles reviennent ambassadrices de l’IA. Lundi 28 septembre2026, au Yabang Langye Hôtel de Shenzhen, le CONIIA Technological Summer Camp 2026 a refermé ses portes. Une semaine d’immersion intense au cœur du poumon technologique mondial, sanctionnée par des certificats et Prix CONIIA remis aux quatre lauréates togolaises.
Le choix de Shenzhen n’est pas anodin. 18 millions d’habitants, capitale mondiale du hardware et siège asiatique du Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA) présidé par l’expert togolais Dr Malik Morris Mouzou, la métropole chinoise est une leçon à ciel ouvert. Pour ces quatre jeunes filles, c’est l’impact du dépaysement technologique : voir comment une idée devient prototype, puis produit mondial.
Cette immersion, adossée à la Journée de l’Intelligence Artificielle Africaine célébrée chaque 3 mars, porte une ambition claire : rapprocher l’excellence académique féminine de la révolution de l’IA. Et le casting incarne cette ambition.
Il y a Dalouba Gamba Blessing, 15 ans seulement, élève en Première D et Reine des Sciences et Technologies 2026 de la Fondation ASAAL. Il y a Dioktante Bénédicte Douti, future médecin et lauréate du concours « Mon Avis Scientifique » de l’Université de Kara, et sa camarade Amana Koboyo Esther, en licence de Chimie fondamentale et Miss Campus Togo 2026. Le quatuor est conduit par Eyou Angèle Prudence, Miss Togo 2026 et licenciée en Comptabilité, Contrôle et Audit à l’ESGIS.
L’impact le plus attendu est la conversion du savoir en projet. Le CONIIA ne veut pas de touristes technologiques. Chaque lauréate doit désormais concevoir un projet concret, lié à sa filière, où l’IA apporte une solution sociétale. Une IA au service de la santé pour la future médecin, de l’agronomie ou de l’éducation pour la scientifique de 15 ans, de la gestion pour la comptable.
L’impact est aussi symbolique et puissant : faire de ces quatre parcours d’excellence des modèles. En les érigeant en ambassadrices de la révolution numérique, le CONIIA brise deux clichés d’un coup : celui que la tech serait une affaire d’hommes, et celui que l’Afrique en serait seulement consommatrice.
Et ce n’est qu’un début. Dès 2027, le programme va s’ouvrir au continent. Le Sénégal, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon et le Congo-Brazzaville intégreront le dispositif. Le Summer Camp togolais devient ainsi le pilote d’un mouvement panafricain.
Pour les quatre Togolaises, le vrai voyage commence maintenant : transformer l’expérience de Shenzhen en impact local. Le défi leur est lancé, à elles de coder la suite.
Amour SEKOS
Source : Journal du phoenix
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