Oran, Algérie – L’histoire de la natation togolaise vient de basculer. Lors des Championnats d’Afrique à Oran, Boukari Kenza Antonia Djaye, 16 ans à peine, a frappé un grand coup et hissé le drapeau togolais sur un podium continental.
La jeune prodige s’est révélée dans l’épreuve reine du sprint, le 50 m papillon. Opposée aux meilleures nageuses du continent, elle a tenu tête aux favorites pour arracher la médaille d’argent avec un chrono de 28″90. Une finale d’une densité exceptionnelle, remportée de justesse par la Sud-Africaine Cassidy Shiloh Burges en 28″36.
La Namibienne Roselinda Angel Salome Matyayi complète le podium, à seulement cinq centièmes de la Togolaise, avec un temps de 28″95. Trois nageuses en moins de six dixièmes: la preuve du niveau relevé et de la ténacité de Boukari Kenza, qui n’a rien lâché jusqu’à la touche finale.
Engagée également sur le 100 m papillon, la représentante du Togo n’a pas réussi à rééditer l’exploit. Au terme d’une course très disputée, elle termine à la 5ᵉ place. Un résultat en demi-teinte qui ne ternit pas son bilan, tant sa prestation sur 50 m a marqué les esprits.
Car au-delà de l’argent, c’est une barrière symbolique que Boukari Kenza fait tomber. Jamais le Togo n’avait décroché une médaille dans un Championnat d’Afrique de natation. Elle devient donc la première à inscrire le pays au palmarès continental de la discipline.
Mieux encore, son temps de 28″90 constitue un nouveau record national. Une référence qu’elle est désormais seule à détenir et qui fixe un nouveau standard pour toute une génération de nageurs togolais. Le chronomètre parle pour elle.
À seulement 16 ans, Boukari Kenza Antonia Djaye s’affirme déjà comme l’un des visages les plus prometteurs de la natation africaine. Avec cette performance historique, elle offre au Togo une visibilité inédite dans les bassins et ouvre la voie à de nouvelles ambitions. Le message est clair: le Togo nage désormais parmi les grands.
Amour SEKOS
