Le bruit qui fait trembler les oreilles n’aura pas droit de cité lors de la Coupe du Monde 2026. À quelques jours du coup d’envoi prévu le 11 juin, la FIFA a tranché : fini les Vuvuzela dans les tribunes des stades canadiens, mexicains et américains. L’instrument rendu célèbre par les supporters sud-africains en 2010 disparaît de la messe mondiale, et il n’est pas seul.
La faitière du football mondial va plus loin qu’un simple bannissement symbolique. Dans le même arrêté, elle interdit aussi les cornes de brume et les sifflets. Officiellement, l’objectif est clair : préserver le confort sonore des spectateurs, des diffuseurs et des acteurs du jeu. Ces instruments, jugés excessivement bruyants, couvrent les chants, les consignes sur le terrain et compliquent le travail des équipes de retransmission.
Le Vuvuzela est au cœur de la polémique depuis 2010. Son bourdonnement monotone, amplifié par des dizaines de milliers de fans, avait divisé le monde du football. Certains y voyaient une identité africaine à célébrer, d’autres une nuisance sonore insupportable. Seize ans plus tard, la FIFA tranche définitivement en faveur du second camp, au moins pour l’édition nord-américaine.
Mais le Vuvuzela est-il réellement dangereux ou juste agaçant ? Selon une étude menée par l’initiative « Hear the World », dédiée à la sensibilisation aux risques de perte auditive, la réponse est sans appel : oui, il est nuisible pour l’homme. Joué à quelques centimètres de l’oreille, l’instrument dépasse largement les seuils jugés sans danger pour l’audition, surtout en stade où l’effet de masse multiplie l’exposition.
Cette interdiction marque un tournant dans la gestion de l’ambiance en stade. La FIFA semble privilégier une expérience plus maîtrisée, où la voix des supporters et le son du jeu reprennent le dessus sur les assourdissants artificiels. Un choix qui va contenter les téléspectateurs et les joueurs, mais qui risque de décevoir les puristes de l’ambiance à la sud-africaine.
Reste à voir comment les fans s’adapteront. Privés de leur trompette en plastique, les supporters des 48 nations attendues en 2026 devront inventer d’autres moyens de faire trembler les tribunes. Une chose est sûre : le Mondial 2026 entrera dans l’histoire comme celui où la FIFA a choisi le silence… ou presque.
Amour SEKOS
