La Confédération Africaine de Football a officiellement validé la déclaration d’intérêt du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation conjointe de la Coupe d’Afrique des Nations 2032. L’annonce marque une première dans l’histoire du football continental : trois pays de l’Alliance des États du Sahel s’unissent pour porter une candidature commune. Cette étape clé a été franchie quelques semaines après le lancement des appels à candidatures par l’instance dirigeante du football africain.
Portée par les autorités sportives des trois capitales, cette candidature mise sur la solidarité régionale et la volonté de démontrer la capacité du Sahel à accueillir un événement d’envergure. Les trois États entendent mutualiser leurs infrastructures, leurs expertises et leurs passions populaires pour le ballon rond. Pour les dirigeants de l’AES, il s’agit aussi d’envoyer un signal fort d’intégration et de stabilité, au moment où la région veut tourner une nouvelle page et investir dans la jeunesse.
La validation de la CAF ouvre désormais la voie à la phase de préparation du dossier complet. Inspections des stades, garanties gouvernementales, plan de transport et d’hébergement : les trois pays vont devoir harmoniser leurs cahiers des charges pour convaincre le comité exécutif de la CAF lors du vote final. Les ministres des Sports de Ouagadougou, Bamako et Niamey ont déjà annoncé la mise en place d’un comité trilatéral chargé de piloter le projet et de mobiliser les financements nécessaires.
Si elle aboutit, la CAN 2032 deviendrait la première édition co-organisée par trois nations et la première à se tenir dans l’espace AES. Au-delà du sport, les trois pays voient dans cet événement un levier économique et diplomatique majeur pour désenclaver la région et renforcer son image. Le défi est immense, mais l’ambition est claire : faire du Sahel le cœur du football africain en 2032.
Amour SEKOS
