La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH) au Togo, a animé un atelier d’échange ce vendredi 22 mai 2026 au Tribunal de Première Instance d’Aneho.
La CNDH a organisé cette rencontre à l’attention des magistrats, civils et militaires, des officiers de police judiciaire, de la gendarmerie et surveillants de l’administration pénitentiaire, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée Africaine de la détention préventive célébrée le 25 avril de chaque année.

‹‹ A travers cette atelier, nous voulons essayer de trouver les mécanismes par lesquels nous allons travailler pour la réduction de l’usage parfois excessive de la détention préventive. Cette dynamique parce que autant la détention préventive devient prolongée, cela peut engendrer des risques de torture et de mauvais traitements dans les lieux de privation de liberté, connaissant les conditions de détention… ›› a expliqué la magistrate Attitso Afi, Commissaire à la CNDH et membre du mécanisme de prévention de la torture.

L’objectif d’une telle initiative de la CNDH est d’identifier et adopter les stratégies de réduction de la détention préventive au Togo.
‹‹ Nous savons que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’une juridiction indépendante et impartiale la déclare coupable. Donc autant la détention préventive dure, il y a des risques que cette présomption d’innocence ne soit plus opérationnelle puisqu’on peut avoir des cas où les gens peuvent passer de longues durées en détention préventive et après ils sont acquittés des faits pour lesquels ils ont été arrêtés et ce serait contraire aux garanties fondamentales des droits de l’homme que des situations comme cela arrivent et c’est pour ça que nous voulons travailler en amont pour que tous les acteurs œuvrent à la réduction de l’usage de la détention préventive…›› a renchérit Madame Attitso Afi.

La communication et les débats autour de la thématique ont permis aux différents acteurs participant de comprendre l’importance de la réduction de l’usage de la détention préventive.
‹‹ En conséquence nous voulons limiter la surpopulation carcérale que connaissent nos prisons…›› a conclu la Commissaire à la CNDH.
Le même atelier d’échange est aussi prévu à Notsè et Tsevié avec le même objectif.
Amour SEKOS
