Le gouvernement togolais vient de passer à la vitesse supérieure dans sa bataille pour assainir l’administration. Sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le ministère de la Fonction publique a été placé sous l’autorité directe de la Présidence du Conseil, un signal fort de la volonté d’accélérer la moralisation de l’État.
Cette réorganisation s’accompagne d’un renforcement des mécanismes de contrôle. L’objectif affiché : installer durablement les principes de transparence, de mérite et de discipline dans la gestion administrative. Fini les arrangements, place aux règles.
La première grande opération de ce nouveau cap s’est traduite par un coup de balai sans précédent. Un arrêté officiel référencé 1010/PC/MFPTDS/SG a entraîné le licenciement de plus d’une cinquantaine d’agents de l’État. Un nombre qui marque une rupture avec les tolérances du passé.
Les fautes reprochées sont lourdes. Entre usage de faux diplômes, falsification de signatures, manipulation de dossiers administratifs et promotions obtenues frauduleusement, le tableau dressé par les autorités révèle des pratiques bien ancrées au sein de l’appareil public.
Ce qui frappe dans cette purge, c’est son caractère indiscriminé. La mesure ne vise pas uniquement les nouveaux recrutés. Des fonctionnaires en poste depuis plusieurs années sont également concernés. L’ancienneté n’a pas servi de bouclier.
À travers cette décision, Lomé envoie un message clair : toute pratique illégale sera sanctionnée, quel que soit le statut ou le grade de l’agent. L’impunité liée à la position hiérarchique semble désormais révolue.
Le gouvernement justifie cette fermeté par la nécessité de restaurer la crédibilité de l’administration publique. En protégeant les agents respectueux des règles, les autorités entendent aussi redonner confiance aux citoyens dans le service public.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des réformes de gouvernance engagées ces dernières années. Entre lutte contre les dysfonctionnements et retour aux principes de l’État de droit, Faure Gnassingbé réaffirme sa ligne : une administration plus propre, plus juste, et tournée vers le mérite.
Amour SEKOS
