Le littoral d’Aného change de visage. Dans la Commune des Lacs 1, une délégation de la Banque mondiale menée par Harold Tavares a parcouru les nouveaux ouvrages du projet WACA ResiP. L’objectif était clair : vérifier sur le terrain l’impact des infrastructures destinées à protéger une côte longtemps grignotée par la mer.
Au cœur des aménagements, des brise-lames dressés face à l’océan et le comblement des bras morts lagunaires. Ces ouvrages techniques jouent un rôle double. Ils freinent l’érosion côtière qui menaçait maisons et terres cultivables, et ils stabilisent un écosystème lagunaire affaibli par des années d’ensablement et de dégradation.
L’enjeu dépasse la simple défense contre la mer. En restaurant des espaces fragilisés, le projet ouvre un souffle nouveau pour les communautés locales. Les zones récupérées deviennent exploitables, la pêche gagne en sécurité et les abords de la lagune retrouvent un équilibre propice à la biodiversité.
Pour les habitants, la visite des partenaires techniques a confirmé une réalité tangible. La mer recule là où elle avançait. Les infrastructures permettent de protéger les populations installées en bordure du littoral et réduisent le risque d’inondation lors des grandes marées.

L’autre pari de WACA ResiP, c’est l’économie. En sécurisant la côte, le projet crée de nouvelles opportunités. Le tourisme, les activités artisanales liées à la lagune et l’agriculture de bas-fonds peuvent se développer sur des terres désormais stabilisées. Aného gagne en attractivité.
Au-delà du béton et des remblais, la visite de la Banque mondiale a mis en lumière une transformation plus profonde : le renforcement de la résilience des populations. Le projet WACA ResiP ne se contente pas de protéger le littoral, il prépare Aného à affronter l’avenir avec de nouvelles perspectives de développement.
Amour SEKOS
