Un différend amoureux a viré au drame dans la nuit de mercredi à jeudi au bar d’Ebang 2, dans la région du Centre. Un homme en tenue a ouvert le feu sur un civil non armé, le tuant sur le coup. À l’origine du conflit : une jeune femme que les deux hommes se disputaient. Ce qui devait être une banale rivalité de séduction s’est transformé en acte de violence criminelle.
Selon plusieurs témoins, la victime et l’agent en service au poste d’Akak convoitaient la même demoiselle, décrite comme particulièrement charmante. La tension est montée d’un cran dans l’enceinte du bar, alors que le civil semblait gagner du terrain dans cette conquête. Loin d’user de retenue, l’homme en tenue, censé incarner l’autorité et le sang-froid, a choisi l’arme pour régler le litige.
Le civil, qui ne se doutait de rien, n’a eu aucune chance de se défendre. Une balle tirée à bout portant l’a atteint à la tête. Il est mort sur le champ, sous les yeux des clients médusés. « Qui aurait pu imaginer qu’on tue un homme pour une fille qu’on n’a même pas encore épousée ? », souffle un témoin encore sous le choc.
D’après les premières informations recueillies, le policier n’était pas seul. Il se trouvait avec des collègues du poste d’Akak. Après le tir mortel, le groupe a pris la fuite, abandonnant la victime et semant la panique dans le bar. L’acte, perçu comme un abus de pouvoir caractérisé, a immédiatement soulevé l’indignation.
La réaction de la population ne s’est pas fait attendre. Excédés par ce qu’ils qualifient de bavure injustifiable, des riverains se sont rassemblés en nombre. Leur colère s’est abattue sur le véhicule des policiers, incendié sur place. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour éviter que la situation ne dégénère davantage dans la localité.
La jeune femme, au cœur de ce drame malgré elle, serait dans un état psychologique très difficile. Elle a assisté à la scène et subit depuis le poids de ce meurtre. Aucune charge n’est retenue contre elle à ce stade, mais son entourage évoque un traumatisme profond.
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes du drame. L’auteur du tir et ses collègues en fuite sont activement recherchés. Ce nouveau cas de violence impliquant des hommes en tenue relance le débat sur la formation, l’encadrement et le contrôle des agents déployés sur le terrain.
En attendant les conclusions de l’enquête, la famille de la victime réclame justice. À Ebang 2, l’émotion reste vive et la défiance envers les forces de l’ordre grandit. Une question hante les esprits : comment celui qui devait protéger a-t-il pu devenir le bourreau ?
Amour SEKOS
