La grippe aviaire réapparaît au Togo. Les autorités sanitaires viennent de confirmer la circulation du virus hautement pathogène H5N1 sur le territoire national. L’annonce a été faite après la détection de plusieurs foyers dans des élevages, une situation qui a immédiatement mobilisé le gouvernement et les services vétérinaires.
Au total, cinq exploitations avicoles sont touchées. Les cas ont été localisés à Agbélikouté dans la préfecture de Vo, à Kovié dans le Zio, et à Vodougbé, Hémadzro et Noblokomé dans la préfecture des Lacs. Cette répartition sur trois préfectures différentes inquiète les autorités qui redoutent une propagation rapide du virus entre les élevages et vers les marchés.
La confirmation est intervenue après des analyses menées par le Laboratoire central vétérinaire. Les prélèvements ont été effectués suite à des signalements de mortalités massives et inhabituelles dans ces élevages. Les résultats ont laissé peu de place au doute : il s’agit bien de la souche H5N1, connue pour sa contagiosité extrême chez les volailles.
Pour enrayer l’épizootie, le gouvernement a activé sans délai le plan national de riposte. Le dispositif prévoit l’abattage systématique de toutes les volailles contaminées, leur destruction sous contrôle sanitaire, ainsi que la désinfection complète des sites touchés. Les exploitations concernées sont placées en quarantaine stricte pour éviter toute sortie ou entrée d’animaux.
Les mesures ne s’arrêtent pas aux poulaillers. Les œufs, les aliments pour volailles et tout le matériel d’élevage potentiellement contaminé seront également détruits. Par ailleurs, tous les déplacements de volailles et les activités des marchés avicoles sont suspendus pour une durée de trente jours dans les zones affectées, conformément aux protocoles internationaux de lutte contre cette maladie.
Face à la situation, les ministres en charge des Ressources halieutiques, animales et de la Réglementation de la transhumance, de la Santé et de l’Hygiène publique, et de l’Environnement et des Ressources forestières montent au créneau. Ils appellent les éleveurs et la population au calme mais à une vigilance extrême, et insistent sur le respect rigoureux des règles de biosécurité dans chaque exploitation.
Enfin, les autorités lancent un appel à la collaboration citoyenne. Toute personne qui constate une mortalité anormale de volailles domestiques ou d’oiseaux sauvages est invitée à alerter immédiatement les services techniques compétents. L’objectif est clair : couper court à la chaîne de transmission et éviter que le Togo ne bascule dans une crise sanitaire et économique plus grave.
Amour SEKOS
