Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai 2026 président de l’Assemblée nationale sénégalaise avec un score sans précédent : 132 voix sur 133 votants. L’élection intervient quelques heures seulement après la démission surprise d’El Malick Ndiaye, ouvrant brutalement la voie au leader de PASTEF pour prendre les rênes de l’hémicycle.
La démission d’El Malick Ndiaye avait créé une onde de choc dans la classe politique. Dans sa déclaration, l’ancien président de l’Assemblée avait invoqué “le sens de l’État”, “l’intérêt supérieur de la Nation” et la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle. Des mots pesés qui ont immédiatement alimenté les rumeurs d’un repositionnement stratégique du Premier ministre.
Longtemps pressenti pour succéder à Ndiaye, Ousmane Sonko voit aujourd’hui ses ambitions se concrétiser. L’élection quasi unanime des députés consacre son ascension et confirme l’influence dominante de PASTEF au sein du Parlement. Le parti au pouvoir contrôle désormais les deux leviers exécutif et législatif avec une force inédite.
Ce basculement intervient dans un contexte politique hautement stratégique. Depuis plusieurs mois, des observateurs anticipaient une réorganisation au sommet de l’État. La vacance du perchoir était perçue comme le prélude à une nouvelle architecture institutionnelle, désormais actée par le plébiscite accordé à Sonko.
Avec 132 suffrages, le leader de PASTEF signe l’un des scores les plus massifs enregistrés ces dernières années à l’Assemblée nationale. Ce résultat dépasse le simple symbole : il consolide le poids politique de Sonko et renforce sa légitimité pour piloter l’agenda parlementaire dans les mois à venir.
L’accès de Sonko à la présidence de l’Assemblée marque un tournant dans la recomposition institutionnelle en cours au Sénégal. En cumulant la fonction de Premier ministre et celle de président de l’hémicycle, il concentre un pouvoir rarement atteint depuis l’indépendance, ce qui suscite autant d’attentes que de questionnements sur l’équilibre des pouvoirs.
Dans sa première prise de parole après le vote, Sonko a mis en avant la nécessité d’une Assemblée au service des réformes et de la souveraineté nationale. Il a promis une législature tournée vers l’action, fidèle au mandat donné par les électeurs lors des dernières élections législatives.
Cette nouvelle configuration politique ouvre une étape décisive pour le Sénégal. Entre consolidation du pouvoir en place et vigilance de l’opposition réduite à une voix, le pays entre dans une phase où la stabilité institutionnelle sera testée par la capacité du Parlement à incarner le débat démocratique.
Amour SEKOS
