Le Gouvernement du Bénin durcit le ton face aux entreprises qui ne respectent pas le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti. Dans une sortie publique, l’exécutif a invité l’ensemble des salariés du pays à signaler les structures qui versent des rémunérations en dessous du seuil légal. L’objectif est clair : renforcer l’application de la loi et protéger le pouvoir d’achat des travailleurs.
C’est Wilfried Léandre Houngbédji, ministre d’État et porte-parole du Gouvernement, qui a porté le message. Selon lui, chaque employé victime ou témoin d’un manquement est encouragé à faire remonter l’information. Les autorités compétentes se disent prêtes à prendre les mesures nécessaires dès qu’un signalement est reçu, afin de sanctionner les contrevenants et de rétablir les droits des salariés concernés.
Pour l’exécutif, le respect du SMIG n’est pas une option. Il s’agit d’une obligation légale et d’un pilier fondamental de la protection sociale. Le salaire minimum garantit un revenu de base décent et contribue à réduire la précarité dans les entreprises, qu’elles soient du secteur formel ou informel.
Au-delà de l’appel à la dénonciation, cette mesure soulève une question de fond : les travailleurs béninois connaissent-ils réellement leurs droits en matière de rémunération ? Entre manque d’information, peur des représailles et faible contrôle, beaucoup ignorent encore le montant du SMIG en vigueur et les recours possibles. Le défi pour le gouvernement sera donc de coupler la répression aux abus avec une large campagne de sensibilisation.
Amour SEKOS
Source : Le Défi Média
