Lomé, 15 juin 2026– Le président rwandais Paul Kagame a foulé ce lundi le tarmac de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma. Objectif : une visite de travail au Togo en marge de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien, qui réunit la capitale togolaise jusqu’au 19 juin.
Au cœur de l’agenda, un entretien avec le président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux chefs d’État, régulièrement salués pour leur approche pragmatique du développement, doivent plancher sur la coopération bilatérale et les grands dossiers continentaux. L’enjeu affiché : accélérer l’intégration du secteur aérien africain.
La relation entre Kigali et Lomé s’est consolidée depuis plusieurs années sous l’impulsion de Faure Gnassingbé. Cette rencontre est l’occasion d’échanger sur les questions d’intérêt commun, de renforcer les liens économiques Rwanda-Togo, et de partager des bonnes pratiques en matière de gouvernance et de développement.
Lomé n’accueille pas Kagame par hasard. La ville est l’épicentre de la Convention et Exposition africaines du transport aérien, organisée par la Commission Africaine de l’Aviation Civile, avec l’Union Africaine, la ZLECAf et l’AUDA-NEPAD. Plus de 500 décideurs venus d’Afrique et d’ailleurs y débattent pendant cinq jours.
Le fil rouge de l’événement : donner un nouvel élan au Marché unique du transport aérien africain, le SAATM. Créé en 2018, il vise à libéraliser le ciel du continent, faire baisser le prix des billets et fluidifier les liaisons entre capitales. Sa mise en œuvre reste cependant partielle.
Pour les organisateurs, Lomé est un hub stratégique. L’aéroport Gnassingbé Eyadéma et la présence d’opérateurs comme ASKY et Ethiopian Airlines en font un point d’ancrage idéal pour relancer le projet. La présence de Kagame, figure reconnue de l’intégration régionale, donne du poids à cette ambition.
Au-delà des chiffres et des signatures attendues, la visite met en lumière une convergence de visions. Kagame et Gnassingbé incarnent une génération de dirigeants qui parient sur une Afrique émergente, connectée par ses airs. Si Lomé parvient à débloquer le SAATM, le continent pourrait bien décoller plus vite qu’on ne l’imagine.
Amour SEKOS
