Ce samedi 25 juillet 2026, la salle de dédicace à Lomé a vibré au rythme d’une autre idée de la réussite. L’entrepreneure et promotrice du leadership féminin Assaba Akouetevi y présentait son premier essai, « Quand la pause s’impose, il faut coopérer ». Paru en juin 2026 aux éditions Azur, l’ouvrage de 100 pages propose de transformer les ruptures en levier pour se réinventer.

Dans un monde obsédé par la performance et les chiffres, l’auteure fait le pari inverse : prendre du recul. Elle invite le lecteur à considérer l’arrêt non comme un échec, mais comme un acte de courage nécessaire pour retrouver du sens. Le titre résume sa philosophie. Coopérer d’abord avec soi-même, avant de vouloir coopérer avec le monde.
Le parcours d’Assaba Akouetevi donne du poids à ses mots. Diplômée en analyses médicales et biologiques, titulaire d’un MBA en Agribusiness, elle est aussi la fondatrice de RHOSTA, marque agroalimentaire « made in Togo ». Reconnue pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes, elle signe avec cet essai sa première entrée en littérature.

L’ouvrage est né d’une expérience personnelle. Après une période de ralentissement imposé, l’auteure a choisi d’en tirer une matière à transmettre. « Nous courons tout le temps, nous pensons en chiffres. Très rarement on se demande qui nous sommes, comment va notre santé mentale et physique », confie-t-elle lors de la dédicace.
Sur 100 pages, elle décortique ce qu’elle appelle les _saisons de transition_. Elle aborde la résilience, le réalignement personnel et donne des clés concrètes pour traverser les périodes d’arrêt. Loin d’un plaidoyer pour l’inaction, le texte propose des outils pour repartir autrement, avec plus de lucidité.
Le livre plaide aussi pour un équilibre trop souvent sacrifié : celui entre entrepreneuriat et vie personnelle. Assaba Akouetevi parle de leadership, d’impact, mais surtout d’introspection sans culpabilité. Son message central est simple : s’arrêter, ce n’est pas reculer. C’est se réparer pour avancer plus fort.

L’éditeur croit à la portée du texte. Pour Kodjo Agbemele, des éditions Azur, il s’agit d’« un ouvrage riche par l’écriture et l’émotion. À la lecture, on est amené à s’arrêter, à respirer, à méditer. C’est le signe d’un bon livre ». Il voit dans cet essai une voix qui manquait dans le paysage éditorial togolais.

L’ouvrage s’adresse à plusieurs profils. Femmes et hommes en reconversion professionnelle, entrepreneurs en quête de souffle, et plus largement tous les lecteurs en recherche de sens y trouveront des repères. L’auteure y réconcilie foi, ambition et paix intérieure dans une vision de la réussite alignée.
Avec cette parution, Assaba Akouetevi apporte un nouveau souffle à la littérature féminine togolaise. Elle ose dire tout haut ce que beaucoup taisent : la pause peut être la plus belle des stratégies. Une position qui résonne particulièrement auprès d’une génération d’entrepreneurs tiraillés entre exigence et épuisement.

En dédicaçant son essai à Lomé, l’auteure ne livre pas seulement un livre. Elle ouvre une conversation. Celle sur le droit de ralentir pour mieux grandir. Et dans cette conversation, _« Quand la pause s’impose, il faut coopérer »_ s’impose déjà comme un manuel discret mais déterminé pour se réinventer.
Amour SEKOS
