Le Collectif des Jeunes pour la Promotion de l’Histoire du Bénin (CoJeProHB) a organisé plusieurs activités pour commémorer la journée du 16 janvier, date de l’agression menée par des mercenaires contre la République populaire du Bénin en 1977. Assif Zomahoun, président du collectif, a accordé une interview au Quotidien Le Meilleur pour revenir sur l’essentiel de ces activités.

Selon Assif Zomahoun, l’agression du 16 janvier 1977 visait à déstabiliser le régime révolutionnaire de l’époque. Les combats contre les mercenaires ont laissé derrière eux d’énormes dégâts matériels et plusieurs morts. C’est en hommage à ces martyrs que le CoJeProHB a organisé un semi-marathon et une conférence-débat à Cotonou et à Abomey-Calavi.

Le semi-marathon, dénommé « La course en hommage aux martyrs du 16 janvier 1977 », a rassemblé des athlètes militaires et civils à la Place des Martyrs à Cotonou. Les participants ont honoré la mémoire des disparus avant de prendre part à la course. Les lauréats de chaque catégorie ont été récompensés à l’issue de l’épreuve.

La conférence-débat, animée par le professeur Ebenezer Sèdegan, a permis de revenir sur les faits de l’agression du 16 janvier 1977. Les participants ont pu mieux comprendre l’histoire de cette page de l’histoire du Bénin.

Assif Zomahoun a lancé un appel aux autorités et à la jeunesse pour que cette page de l’histoire du Bénin ne soit pas oubliée. Il a demandé que le 16 janvier de chaque année soit l’occasion d’organiser des conférences, des débats et des activités de sensibilisation pour transmettre cette mémoire aux jeunes.

Le CoJeProHB demande également que l’histoire de cette agression soit enseignée dans les écoles afin que les jeunes comprennent mieux les enjeux de la défense de la patrie. Il est important que les jeunes sachent que le patriotisme est une valeur fondamentale et que chacun doit veiller à la préservation de l’intégrité du pays.

Le collectif appelle les autorités à rendre le service civique juridique obligatoire pour que la jeunesse béninoise puisse mieux connaître l’histoire du pays. Cela permettra de transmettre aux jeunes les valeurs de patriotisme et de défense de la patrie.
Amour SEKOS
