Le gouvernement togolais monte au créneau. Dans un communiqué rendu public le 05 août 2026 à Lomé, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances alerte sur une menace grandissante pour la santé publique : la consommation abusive de substances à risque par une partie de la population, et particulièrement les jeunes.
Signé par le ministre Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI, le texte pointe du doigt plusieurs pratiques désormais banalisées. Il s’agit notamment de l’abus de boissons énergisantes, de la vente de liqueurs artisanales en dehors de tout contrôle sanitaire, de la consommation de substances de diverses natures et surtout de l’usage détourné de médicaments psychoactifs sans prescription médicale, dans le but de rechercher des effets euphorisants.
Au-delà du simple effet passager, ces habitudes laissent des traces profondes sur l’organisme. Selon le ministère, elles détruisent progressivement le cœur, le foie, les reins et le cerveau. Elles sont également à l’origine de l’apparition de maladies chroniques et contribuent à réduire l’espérance de vie. Les plus jeunes, cible privilégiée de ces produits, voient ainsi leur avenir directement compromis.
Le coût de ces comportements ne se limite pas à la souffrance individuelle. Le communiqué insiste sur les répercussions économiques et sociales qui pèsent sur les familles et sur la Nation tout entière. Entre les dépenses de santé, la perte de productivité et la déscolarisation, le pays paie un lourd tribut à ce phénomène qui s’installe dans l’indifférence générale.
Face à l’ampleur du problème, le gouvernement en appelle à la responsabilité de chacun. Pour le ministère, préserver sa santé ne relève pas uniquement du domaine personnel. « C’est aussi un acte de patriotisme », souligne le texte. Protéger sa famille, contribuer au développement du pays et permettre au système de santé de répondre efficacement aux besoins de tous passent d’abord par des choix individuels responsables.
La jeunesse est particulièrement interpellée. Le ministère l’invite à adopter dès maintenant des habitudes plus saines pour se prémunir. Parmi les recommandations : pratiquer régulièrement une activité physique, privilégier l’eau comme principale boisson d’hydratation et adopter une alimentation saine en consommant davantage de fruits et légumes locaux.
Le communiqué insiste aussi sur la nécessité de réduire la consommation de sucre, de sel et d’huile. Il recommande surtout d’éviter toute prise de substances nocives ou de médicaments en dehors d’une prescription médicale, et de rechercher le bien-être dans un mode de vie équilibré. L’objectif est clair : faire de la prévention le premier rempart.
« Notre santé n’a pas de prix. Nous l’entretenons au quotidien par des choix et des habitudes responsables », conclut le ministre. En appelant à faire de la prévention « le premier médicament » et de la responsabilité individuelle « le premier rempart contre la maladie », le gouvernement togolais veut enclencher une prise de conscience collective avant que les dégâts ne deviennent irréversibles.
Amour SEKOS
