Alors que le gouvernement du Président Romuald Wadagni fait de l’agriculture le levier central de l’accélération économique, le département du Couffo veut accélérer à son tour. Dans une tribune , Pascal Danha, ancien Maire de Djakotomey, propose une feuille de route claire : organiser, transformer et valoriser pour faire du Couffo bien plus qu’un simple grenier.
Surnommé le « Grenier du Bénin », le Couffo affiche déjà des volumes solides. Maïs, manioc, niébé, arachide, soja et riz sortent en masse des bassins de production d’Aplahoué et de Lalo. Mais pour l’ancien édile, la limite est atteinte. Vendre le produit brut, sans valeur ajoutée, maintient les revenus bas et fait fuir les opportunités d’emploi. Il est temps, dit-il, de transformer sur place.
Le premier chantier vise à structurer ce grenier. Pascal Danha propose la création d’une Zone Agro-industrielle Couffo, articulée autour de trois spéculations prioritaires : le maïs, le soja et le manioc. L’ambition est de passer du grain au produit fini, emballé et labellisé « Made in Couffo ». A la clé : une hausse de plus de 40% du revenu du producteur et la création de 300 emplois directs en 24 mois.
Le deuxième axe mise sur la jeunesse. 1000 jeunes doivent être intégrés dans les filières d’excellence du département. La répartition est précise : 500 dans la transformation agroalimentaire et l’agrobusiness, 200 dans le maraîchage et la riziculture intensifiés à Lalo, et 300 dans la logistique et le commerce. Pour les accompagner, l’ancien maire préconise des formations certifiantes et un accès facilité au financement via le FAIEJ et le FNM.
Le troisième chantier concerne la formalisation du commerce. Il faut sécuriser les marchés frontaliers stratégiques de Hillacondji et de Tado, à Hounsahoué. Il faut aussi réhabiliter les axes structurants Djakotomey-Hillacondji et Lalo-Tado pour désenclaver les zones de production. Enfin, la création d’un label « Couffo » permettrait de mieux positionner les produits du département à l’export, notamment vers le Togo voisin.
« Le Bénin de Romuald Wadagni a la vision. Le Couffo a le terrain. Il ne demande qu’à être organisé et outillé pour passer du statut de ‘grenier’ à celui de ‘moteur économique' », conclut Pascal Danha. Une ambition qui place le département au cœur de la nouvelle dynamique agricole voulue par le gouvernement.
Amour SEKOS
Source : LE DEFI MEDIA
